Qui suis-je ?

Bienvenue sur le blog de la belle Verte Armée.

Je m’appelle Patrick. Dans ma vie d’avant, j’étais journaliste spécialisé nautisme, je passais mon temps sur les voiliers et les sept mers. Un jour (il y a très longtemps) j’ai quitté le salariat, un peu contraint et forcé, merci patron ; mais je n’y suis jamais retourné. Je suis parti en Afrique cinq ans, dans le Sahara : j’y ai créé un magazine, mais surtout découvert la simplicité (involontaire) et l’habitat mobile. Le dénuement. Ça m’a plu, je dois dire. En revenant, en 2010, j’ai découvert le milieu écolo ; par ailleurs, j’essayais tant bien que mal de rester indépendant et de nourrir ma famille en créant diverses activités dans un secteur ayant dix ans d’avance sur l’effondrement, le journalisme et l’édition (Cram Cram et HisseEtOh.com). Le tout en essayant de garder une certaine éthique. J’ai bien dit : en essayant.

Comme beaucoup d’Occidentaux -même d’Occidentaux écolo- je fais bien l’autruche : j’aime parler environnement et je connais bien tous les petits gestes qu’il faudrait faire pour mon CV Ninja Vert, bien qu’ils me semblent dérisoires. Quand je voyage, c’est à voile : le rêve de la mobilité greenwashing. Quand je fais un magazine (de voyage), c’est sans pub et avec zéro invendus, en papier FSC évidemment, vendu via les magasins bio : je suis au top du développement durable. Mais en attendant, j’adore comme tout le monde le dieu développement du chiffre d’affaires. C’est absurde. De même qu’il est absurde de penser, quand on y réfléchit deux secondes, qu’un bateau de plaisance soit écolo, ou qu’un voyage autour du monde, à quelques exceptions près (gloire aux marcheurs et aux vélocipédistes !), ait une quelconque chance d’être peu ou pas polluant. Avec ce que je sais, je n’ai plus vraiment envie de travailler là-dedans, la dissonance cognitive me fait trop mal au crâne. Mais évidemment, ce n’est pas si facile et je suis encore loin d’y arriver.

J’ai été de plus en plus engagé au cours de la dernière décennie. J’ai participé à l’expérience Nouvelle Donne (j’y ai été pour une seule raison : Patrick Beauvillard, qui avait le projet explosif d’amener la sociocratie dans un parti politique). Je faisais partie de l’équipe des architectes qui a organisé et vu remonter les demandes des 12 000 adhérents de l’époque. Demandes révolutionnaires et structurelles qui ont fait peur au Bureau National, lequel a reculé puis sabordé le mouvement. J’étais au coeur de l’expérience Nuit Debout dans ma ville, à Lorient ; c’était chouette, on a bien rigolé, mais ça m’a laissé un goût d’inachevé, comme à tous, je pense. J’ai donné de ma personne à la France Insoumise, bien qu’un peu perplexe sur l’homme et l’organisation, mais en voilà un qui nous a bien fait vibrer, et qui, je pense, a remis un certain nombre de personnes sur la voie de l’engagement : merci pour ça. Il était meilleur en tribun qu’en député, quand même. Et bien sur, j’ai aussi participé, bien que discrètement, à l’épisode Gilets Jaunes : tout cela procède, en fait, la même vague. Ceux qui l’on vécu de l’intérieur le savent. Je crois cependant que je suis devenu sceptique sur l’efficacité de cette façon d’aborder les choses.

Toutes ces années, en parallèle, j’ai appris beaucoup via une petite association, les Ami-e-s de Silence, qui fonctionne très correctement au consensus depuis des années, et dont la dynamique relationnelle m’a espanté. De là, je tiens ma propre dynamique actuelle : disons, une voie à la fois plus personnelle et plus collective, plus profonde, et n’attendant pas le bon vouloir ou l’aléa du politique, qui avance décidément trop lentement – et pas toujours dans le bon sens, hélas. Cette envie de construction collective se traduit concrètement par la réflexion sur un écolieu. Mais j’en ai visité beaucoup ; j’ai aussi été voir Totnes ; j’ai vu les limites et certaines impasses dans les lieux existants. Il faut aller plus loin… et différemment, il me semble. C’est ce que j’explique ici.

Un petit mot sur ce blog. Pourquoi ce titre ? Chaque mot est important :

  • parce que l’écologie est une nécessité ;
  • parce que mon pouvoir individuel est faible, et que la solution est collective (pour ma part, je choisis l’échelle tangible d’un hameau ou d’une commune ;
  • parce que l’écologie doit, à mon avis, passer en mode combattant. J’adore la bienveillance du milieu écolo, mais j’ai atteint mes limites ; nous devons aller plus loin, plus vite, plus fort, et maintenant ;
  • belle, parce que ce que certains écolos présentent comme un effondrement peut aussi être vu comme une chance : oui, l’effondrement de ce système destructeur est, au point où on en est, désirable, et oui, la perspective d’une société plus équilibré est un challenge qui devrait motiver tout un chacun.

    Ma ligne éditoriale est la suivante : là où croît le péril croît aussi ce qui sauve. Merci Hubert.

Je m’attacherai donc ici à :

  • rendre l’écologie combattante, possible et désirable ;
  • proposer le cahier des charges d’un projet concret.

Besoin d’agir vous aussi ? N’hésitez pas à m’envoyez un mail, des infos, des propositions… Je suis preneur.

A bientôt.
Patrick