Le projet de village mobile, en pratique

Les principes c’est bien beau, hein. Mais restons écrou-boulon-clef de 13. A quoi pourrait bien ressembler ce village mobile dans la réalité, dans le cadre législatif actuel ? 

Y a-t-il une taille de groupe « idéale » ? C’est au groupe lui-même de le définir. Pour ma part, je dirais, une taille où on peut connaitre tout le monde, et où on peut tisser plein d’affinités. En même temps, un groupe où l’on peut éviter les personnes qui nous saoulent. L’importance du groupe doit permettre des interactions sociales riches, ce qui nourrit suffisamment les gens pour qu’ils soient heureux sur place.

Dans un tel groupe, on doit disposer d’un large panel de compétences. Un agriculteur (conventionnel, certes) en France nourrit 6 à 7000 personnes en moyenne. Donc, si l’agriculture est importante en terme d’autonomie et de choix de lieu, je dirais que les collectifs qui se forment uniquement autour d’une obsession d’autonomie agricole se trompent de combat. C’est plus difficile et beaucoup plus important de trouver des compétences en gouvernance, par exemple. Mais on doit aussi chercher des compétences commerciales ou financières : combien de collectifs se plantent parce qu’ils n’arrivent pas à vendre leurs produits agricoles super bio, leur super logiciel sensé révolutionner les droits SACEM, ou n’arrivent pas à suivre un budget ? Comme s’il fallait avoir peur de l’argent pour envisager l’autonomie.

Le lieu : découle du groupe, mais on voit bien qu’il y a d’abord une contrainte agricole. Surface, ressources (bois, eau, etc). La beauté du lieu a aussi une énorme importance sur le bien-être général d’un groupe. Si le groupe a des sous, un lieu avec une partie constructible ; si le groupe est pauvre, un terrain non constructible est aussi possible mais a priori dommageable pour l’avenir du groupe (problème pour le lieu de vie commun).

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