Conclusion provisoire

Avantages du village mobile :

  • Souplesse
  • Scalabilité
  • Équilibre entre privé/communauté
  • Facilité technique
  • Facilité d’entrée/sortie du groupe
  • Indépendance entre propriété du bâti et foncier
  • Force du groupe (par rapport au schéma individuel actuel) & lien social
  • Coût relatif
  • Cadre juridique existant
  • Potentiel de réplication

Inconvénients :

  • Dépendance au contexte juridique
  • Pas d’impact sur l’existant, hélas
  • Taille de groupe contrainte
  • Nécessité d’un certain formatage initial de groupe

Un dernier mot. 

Un tel village mobile a, pour moi, un sens écologique ambitieux et profond. Mais je vois aussi et peut être surtout le sens politique et social. La maison individuelle où chacun s’enferme est à la base de pas mal de solitudes, de pathologies sociales et d’appauvrissements culturels. Elle semble « naturelle » dans notre société, mais ne l’est pas du tout dans d’autres cultures. Il est bien temps d’inventer d’autres voies…

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Le point névralgique, un habitat léger

Maison : c’est le point névralgique, d’abord parce qu’il s’agit de créer de l’habitat, pour un groupe, avec des conséquences financières et juridiques. Imaginez-vous bien que la création d’un hameau écolo ex-nihilo n’est pas spécialement envisagée par les autorités, malgré tout le tintouin qu’on fait sur le (pseudo) développement durable. Mais il y a des trous dans la loi Allur.

D’un point de vue urbanistique, l’actuel engouement pour les tiny houses tire sa raison du fait que les « habitats légers constituant la demeure principale de leur occupant » et mobiles bénéficient d’une petite faveur juridique. Il est en effet possible et relativement facile de les installer sur des « terrains familiaux locatifs », qui peuvent être privés ou publics, mais qui n’ont pas besoin d’être constructibles.

La tiny est relativement facile à produire en série avec des ressources locales, et pour un coût relativement faible (12-20 000 € selon le niveau de récup’ possible). Elle est sur remorque, donc déplaçable : à la belle saison, en haut de la colline au soleil ; par vents froids d’hiver, derrière la haie ! Elle n’a pourtant pas que des avantages : la gestion de l’humidité dans une tiny est, notamment, compliquée. D’autre part, si elle convient bien à une personne seule ou à un couple (qui s’entend bien :-)), elle ne convient pas à une famille, qui pourra néanmoins se tourner vers deux ou trois tiny. C’est une autre vision de la vie familiale, qui ne conviendra pas à tout le monde.

Mais surtout, le point essentiel est le suivant : la mobilité donne une grande souplesse pour la gouvernance du groupe. La vie d’un collectif est toujours, de ce que tous ceux qui en ont fait l’expérience observent, faite de hauts et de bas : il est crucial que chaque membre du groupe puisse partir facilement avec sa maison. L’appartenance doit rester fluide : c’est ce qui va faire la robustesse du groupe et du projet. Envisager un hameau mobile, c’est amoindrir l’enjeu patrimonial, cette espèce d’épée de Damoclès qui surplombe un certain nombre de collectifs. S’il y a de la friture entre membres du groupe, alors chacun peut éloigner sa maison un peu plus loin dans la forêt. Si au contraire, on a besoin du contact du groupe, alors on rapproche les habitations. S’il y a désaccord avéré entre membres du groupe, alors la personne part avec sa maison, comme un escargot, et peut soit retourner sur un terrain privé, soit changer de collectif. S’il y a un désaccord avec le propriétaire du terrain ou la commune, alors c’est tout le groupe qui déménage.


Le terrain doit dans l’idéal posséder une partie constructible, l’espace commun étant le lieu de toutes les interactions sociales. C’est au groupe de décider ce qu’il doit être : cuisine, atelier, salle des fêtes, théâtre, ressourcerie, tout à la fois. 

Ce village mobile peut se construire petit à petit. Une, puis deux, puis dix habitations ; c’est scalable et peut évoluer en fonction des finances. Mais il faut avoir précisé le cadre juridique et le projet associatif dès début.

Conclusion provisoire
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Le projet de village mobile, en pratique

Les principes c’est bien beau, hein. Mais restons écrou-boulon-clef de 13. A quoi pourrait bien ressembler ce village mobile dans la réalité, dans le cadre législatif actuel ? 

Y a-t-il une taille de groupe « idéale » ? C’est au groupe lui-même de le définir. Pour ma part, je dirais, une taille où on peut connaitre tout le monde, et où on peut tisser plein d’affinités. En même temps, un groupe où l’on peut éviter les personnes qui nous saoulent. L’importance du groupe doit permettre des interactions sociales riches, ce qui nourrit suffisamment les gens pour qu’ils soient heureux sur place.

Dans un tel groupe, on doit disposer d’un large panel de compétences. Un agriculteur (conventionnel, certes) en France nourrit 6 à 7000 personnes en moyenne. Donc, si l’agriculture est importante en terme d’autonomie et de choix de lieu, je dirais que les collectifs qui se forment uniquement autour d’une obsession d’autonomie agricole se trompent de combat. C’est plus difficile et beaucoup plus important de trouver des compétences en gouvernance, par exemple. Mais on doit aussi chercher des compétences commerciales ou financières : combien de collectifs se plantent parce qu’ils n’arrivent pas à vendre leurs produits agricoles super bio, leur super logiciel sensé révolutionner les droits SACEM, ou n’arrivent pas à suivre un budget ? Comme s’il fallait avoir peur de l’argent pour envisager l’autonomie.

Le lieu : découle du groupe, mais on voit bien qu’il y a d’abord une contrainte agricole. Surface, ressources (bois, eau, etc). La beauté du lieu a aussi une énorme importance sur le bien-être général d’un groupe. Si le groupe a des sous, un lieu avec une partie constructible ; si le groupe est pauvre, un terrain non constructible est aussi possible mais a priori dommageable pour l’avenir du groupe (problème pour le lieu de vie commun).

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Le projet de village mobile, en principes

Après réflexion sur ces problématiques, voici les principes de base du projet tel qu’on a pu le formaliser en petit groupe informel, au cours de différentes rencontres, pour l’instant (sachant que c’est toujours en évolution). En restant le plus simple possible :

  1. Les gens, c’est humain, ont besoin d’un espace privé bien à eux où ils peuvent se retirer. Donc d’un endroit personnel inaliénable : une maison, un camion, un tipi, une yourte… peu importe ;
  2. Cet endroit personnel doit aller à l’essentiel : être confortable, mais être le plus petit et le plus simple possible, limitant de fait toute envie/besoin de suréquipement. Il faut donc mettre de côté, a priori, toute maison contemporaine et c’est pourquoi le village mobile est un projet de fondation ex-nihilo
  3. Il est fondamental que cet endroit personnel soit bon marché et déplaçable, afin que les notions de propriété n’entravent pas la dynamique de groupe (voir ci-après). Ce pourquoi le projet s’appelle « village mobile » ;
  4. Le groupe doit avoir un grand espace commun, que l’individu rejoint ou non, selon son humeur ; car l’espace commun est le fondement de toute société, mais aussi, si l’on tire les conclusions des verts solitaires, de toute vraie autonomie. C’est aussi l’espace des conflits, d’où le « ou non ».
  5. Tout objet nécessaire doit voir sa mutualisation et l’optimisation de son utilisation encouragées : lave-linge, perçeuse, voiture, guitare, ordinateur, télé, jouets, chauffe-savate, canon à patate, etc (on ne se prononce pas sur la nécessité de l’objet en tant que tel, cela doit rester un choix du groupe). Insistons sur le mot « encouragées », ce sera la grande différence avec le communisme. Je ne crois pas qu’il soit ni possible ni souhaitable d’empêcher la possession d’objets personnels – les gens sont libres et doivent le rester, point barre.
  6. Le groupe doit nécessairement être constitué des compétences permettant le maximum d’autosuffisance. On évitera de faire un projet agricole avec un collectif d’artistes, ou un projet culturel avec un collectif de paysans. Le maximum d’autosuffisance sera atteint s’il y a quelques agriculteurs chevronnés, plutôt qu’un groupe d’écolo voulant faire de l’agro-écologie sans expérience notable ; des gens qui connaissent la cuisine, des gens qui connaissent la mécanique, d’autres la menuiserie, d’autres l’informatique ou l’électronique. Ce n’est qu’à ces conditions que ceux qui, dans le groupe, sont artistes ou scientifiques, pourront développer sereinement leur art et nourrir à leur tour, de façon essentielle, le groupe. On n’invente pas le fil à couper le beurre : c’est juste remarquer que chacun est nécessaire dans une société.
  7. Le groupe enfin sera particulièrement attentif à son réseau et à son intégration locale. D’abord, parce que ce genre de projet n’a aucune chance sans soutiens locaux. Ensuite, parce que même en soignant son autonomie afin de minimiser son empreinte, un tel espace ne sera jamais complètement autonome : et c’est heureux, car l’échange est ce qui fertilise – la tentation de l’autarcie est pourtant ce qui guette un très grand nombre d’écolieux. Enfin, et c’est le plus important, parce que l’écologie n’existe pas sans écologie sociale (ou alors, c’est juste de l’environnementalisme à la con).

Un tel groupe pourrait devenir très économe en ressources, je dirais même exemplaire, à condition qu’il ait un peu réfléchi à sa structure initiale. Le village mobile est à mi-chemin entre la communauté totale (qui fait fuir la plupart des gens) et l’individualisme total (avec la consommation associée) : il n’est même pas figé à un point précis entre ces deux extrêmes, ni physiquement, ni surtout socialement. Le tout sans jeter les acquis positifs de la société contemporaine (il y en a), sans rejeter non plus ceux des sociétés ancestrales (il y en a aussi). 

C’est une question d’équilibre. Et de commune.

MAJ 5/7/2019 : dans un tel hameau, il est nécessaire, à mon sens, d’organiser collectivement une chose : la baisse systématique et revendiquée des achats en provenance des pays suivants : Chine, États-Unis, Inde (50% des GES). Pour être franc, je ne suis pas sur que ce soit complètement possible, mais j’imagine cela plus simple à organiser en groupe qu’en individuel. Si un tel village doit porter un seul message politique, ce serait à mon avis celui-là.

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Quid des éco-hameaux actuels

J’en viens à mon troisième et principal point, celui qui motive le projet ici présenté. Que se passe-t-il lorsque des écolos alpha en ont raz la couenne d’être des verts solitaires et tentent de se réunir en mini-sociétés, collectifs, associations, villages ? C’est la problématique de l’éco-village tel qu’il existe actuellement. Dans le milieu écolo, on appelle cela la théorie des ilotistes : des verts solitaires qui se réunissent en villages sensés grossir, grossir, et un jour, inch’allah, submerger la société de consommation. Le grand soir écolo.

En pratique, j’observe que la séquence est souvent la suivante :

  1. Un groupe de verts solitaires achète un corps de ferme, ou un village en ruine, ou un terrain pour monter des yourtes ;
  2. Le groupe passe des années à reconstruire le village en mode écolo ou à apprendre à planter des salsifis, ce qui se traduit souvent par le départ d’une partie d’entre eux (ceux qui préfèrent les brocolis en boite) ;
  3. Si le groupe fonctionne en mode communauté, à un moment, le PFH (putain de facteur humain) intervient, comme dans tout groupe humain. Lorsqu’il y a des tensions, c’est l’occasion de s’apercevoir que, tout compte fait, on aime bien parfois être « chez soi » ;
  4. Si le groupe passe au mode « chacun chez soi et les vaches seront bien gardées», bientôt les écologistes alpha se lambdaisent, le village se gentryfie et on aboutit à la création de foyers écolo mais individuels. On retourne alors très vite dans le modèle de base de notre société, en version écolo, mais en version chacun pour soi quand même. Avec une empreinte carbone un peu en dessous de la moyenne, mais nettement au-dessus de la division par 4 ou 5 dont j’ai parlé plus haut. Cette conclusion-là n’est pas spectaculaire : hélas, c’est la plus fréquente et surtout la plus terrible dans sa signification, car elle implique une écologie uniquement tournée vers le confort matériel et moral d’une certaine catégorie de la population. Une espèce de soft greenwashing qui, à mon avis, occulte les vrais enjeux.
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Le vert solitaire, un courageux marginal

Ma deuxième observation concerne les verts solitaires, ceux qui, d’après leurs contempteurs, veulent nous ramener à la bougie. Ce sont des gens remarquables par leur courage, à mon avis. J’en ai vu qui ont construit leur propre maison basse consommation après avoir scié eux-mêmes les arbres du coin ; qui auto-produisent toute leur alimentation, ainsi que toute l’énergie qu’ils consomment ; qui sont devenus des experts tout azimut de la réparation mécanique/électrique/électronique tout en étant aussi des puits de science question plantes et cuisine du quinoa ; qui n’achètent que ce qui est produit dans un rayon de moins de 100 kilomètres, le tout sans carte bleue, sans voiture, sans plastique, sans antibiotiques. Chapeau ! Je suis admiratif. Mais je ne crois pas que ce soit à la portée de tout le monde.

On pourrait en effet se dire : ok, il suffit donc que tous les écolos lambda deviennent des écolos alpha et on va tous vivre dans la Belle Verte. Mais franchement, qui y croit ? Ce qui me frappe, en effet, c’est :

  1. Les écolo alpha sont très peu nombreux, ce pourquoi je les appelle les verts solitaires (et parce que ça m’amuse) ;
  2. Ils galèrent souvent ; pas toujours simple de s’improviser agriculteur, ou mécanicien, ou artiste hors Sacem comme nos amis que je ne citerai pas ; il faut en fait être un putain de ninja pour vivre en autarcie dans nos contrées (et en plus il faut en avoir envie) ;
  3. Ce sont souvent (eux aussi) des idéologues qui pensent qu’avant, c’était mieux, que les ancêtres avaient tout bon, et que la technologie, c’est le mal. En cela (même si ça vaut la peine de discuter du sujet avec les gens qui pensent que la technologie, c’est le bien), il y a un part d’irréalisme, je trouve. On ne reviendra probablement pas au monde d’avant les computers, ni au monde d’avant le tracteur, d’avant le ciné, d’avant la musique enregistrée, d’avant google, d’avant les banques, etc.
  4. Ils fonctionnent eux aussi souvent autour d’un foyer, c’est-à-dire qu’ils ont eux aussi tout un tas d’objets personnels qui auraient pourtant pu être partagés (voir à ce sujet l’article sur l’impact tout relatif des écolo alpha sur leur empreinte carbone)
  5. Mais surtout, et c’est le point essentiel, ils sont très isolés, voire marginaux. Ce qui fait que toute une partie de leur empreinte carbone leur échappe, à moins qu’ils sachent vraiment tout faire tout seuls, tel des Robinson Crusoé. Nous sommes « contraints par l’environnement socio-technique » (Carbone 4).

Autrement dit, les verts solitaires font le rêve d’être auto-suffisants à titre individuel. C’est très ambitieux et pas à la portée de tout le monde. C’est une manière de dire qu’ils peuvent vivre sans la société (laquelle le leur rend bien en les appelant djihadistes verts, ou khmers verts, ce qui en dit long sur leur exclusion), et c’est ce qu’il se passe.

Donc, mon deuxième constat : les verts solitaires sont aujourd’hui des rebelles isolés qui ont peut être (sans doute) raison sur le fond, mais qui sont en marge de la société. Tout le monde ne deviendra pas un écolo alpha : ceux qui font ce pari font à mon avis un pari insensé.

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Les écolo lambda et leurs contradictions

Quand j’observe les écolos lambda, ou que je m’observe, j’ai le très fort sentiment de faire dans le symbolique, pas inutile, mais pas efficace non plus. Je peux bien pisser dehors, ne plus prendre l’avion, manger de la viande blanche une seule fois par semaine, mettre des leds et des dispositifs d’économie partout, ne plus acheter de produits sous blister, ne chauffer qu’au bois, n’acheter que du bio, ou des produits équitables ; tout ça, c’est déjà pas mal. Je doute fort néanmoins que ça fasse une division par deux de mon empreinte carbone. Et encore moins par cinq, bien sur. (en fait, non, je ne doute pas du tout, car j’ai réalisé plusieurs fois le calcul de mon empreinte carbone personnelle).

Comme tout occidental moyen, ma vie tourne autour de la notion de foyer. Un foyer=une maison. Pour chaque maison, une cuisine, un four, un frigo, des lits, des jouets, des ordi, une perçeuse, 36 couteaux, une playstation, un barbecue, n vélos, n fauteuils, n livres, n lampadaires, des statues, que sais-je, des litières pour chat, la tourniquette à faire la vinaigrette, le ratatine-ordures et le coupe-friture, etc, etc. C’est une liste sans fin. Il parait que l’homme du Moyen Age utilisait, dans sa vie, une centaine d’objets. Dans la maison américaine moyenne, selon le LA Times, il y a aujourd’hui 300 000 objets. Dans chaque maison. 

Il faut imaginer les cargos, les usines et les esclaves que cela représente. Mais surtout l’énergie de fabrication : selon M. Jancovici, chaque occidental emploie l’équivalent d’un bon millier d’esclaves énergétiques : l’équivalent du travail humain, mais en version pétrole. Je recommande à tous la vidéo de la conférence du bonhomme donnée à Sciences Po pour comprendre le méga-problème que ça pose). Mais il faut aussi se représenter l’énergie d’acquisition : nombreuses vies modernes sont le récit de jours et de jours à travailler pour l’achat, le remplacement, l’entretien et même pour le recyclage de l’un de ces 300 000 objets. La plupart de nos déplacements professionnels, avions, voitures, camions, bateaux, ont pour destination finale le « confort » du foyer. Soit beaucoup d’énergie consommée. Le foyer mérite son nom : il est bien le lieu où l’on brûle, où l’on consomme. 

Je peux recouper cette observation simplement en regardant la structure de l’empreinte carbone individuelle. Le principal contributeur question pollution est le chauffage : 100% lié au logement. Le second poste est le transport : 100% lié à l’emplacement du logement. Le quatrième poste est l’équipement en biens et équipements : probablement lié au logement à plus de 80%. Le seul poste de consommation important qui n’est pas trop corrélé au logement est l’alimentation (3e fauteur de trouble écologique). Ce pourquoi il est facile d’être écolo lambda : il suffit presque d’être végétarien.

Donc, premier constat : la maison individuelle, où l’on stocke nos avoirs, est un point névralgique, voire le point névralgique, de toutes les consommations. Si l’écolo lambda que je suis veut diviser sa consommation globale par quatre ou cinq, il peut raisonnablement commencer par diviser la taille de sa maison par quatre ou cinq. J’en parle d’autant plus facilement que j’habite une longère de 250 m2 habitables.

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Trois réponses actuelles face à la crise environnementale

Face à ce problème, j’observe, pour schématiser très grossièrement, trois réponses possibles (avec des centaines de nuances).

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Le pourquoi de ce projet

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network livre son calcul du jour du dépassement (Earth Overshoot Day). Il s’agit de la date à partir de laquelle l’humanité est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources que la planète est capable de régénérer en un an. En 2019, cette date est fixée au 29 juillet. En résumé, à partir de la moitié de l’année, l’humanité vit à crédit. 

Si je traduis cette information dans ma vie quotidienne de manière la plus simple possible, cela signifie que je dois diviser toutes mes consommations par deux. Rouler deux fois moins en voiture, chauffer deux fois moins mon logement, acheter deux fois moins de produits, etc. Et encore. La division par deux, c’est une moyenne mondiale. Sans doute que les Occidentaux devraient diviser par 3 ou 4. Bref. (MAJ de Carbone 4: l’empreinte moyenne d’un Français devrait passer de 10,8 tonnes CO2/an en 2017 à 2 tonnes par an en 2050 pour juste respecter les traités internationaux. Division par cinq, en fait).

Comme ça reste encore un peu théorique, il faut imaginer comment mettre cette division par deux cinq en pratique, très concrètement, dans sa propre vie : faire Quimperlé-Querrien en vélo sept fois par semaine, ne pas partir en vacances cette année, condamner des pièces de la maison pour moins chauffer, moins meubler, moins décorer ; ne boire qu’une bière sur deux cinq, regarder un épisode de GOT sur deux cinq, n’acheter que la chaussure droite  marcher pieds nus… je plaisante. Mais qu’à moitié ou plutôt au cinquième. La consommation est partout, donc l’effort aussi.

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Projet écovillage mobile

Quelques réflexions sur les caractéristiques nécessaires, d’après moi, d’un village autonome. Ce projet fait suite à de nombreuses discussions, visites d’écolieux, lectures diverses. Il a été initié par l’envie d’un lieu pérenne pour les Rencontres des Ami.e.s de Silence (dont le site est régulièrement down :-))

Ce projet n’est qu’une ébauche destinée à être confrontée, amendée, critiquée, reformulée, révolutionnée au besoin. Bienvenue !

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